Pentecôte, le jour où j'ai appris la puissance de l'Esprit Saint
MA VIE DE CHRÉTIENNE AU QUOTIDIEN

Pentecôte | Le jour où j’ai appris la puissance de l’Esprit Saint

La foi m’est tombée dessus sans prévenir un jour du mois d’août 2013. L’année qui a suivi, je suis allée de découverte en découverte. Au mois de juin 2014, j’allais vivre une des célébrations les plus marquantes de ma vie de chrétienne. Pentecôte, qu’est-ce que cela signifiait ? Je n’en avais aucune idée, j’avais vaguement compris, alors, que cela était en lien avec l’Esprit Saint, mais je n’en savais pas beaucoup plus. Des amies croyantes m’avaient « vendu » cette fête chrétienne comme incomparable, mais je ne pouvais pas m’attendre à ce que j’allais vivre ce jour-là. Cela a été tellement puissant que j’ai éprouvé le besoin d’en écrire le récit le soir-même. Je reproduis ce texte ci-dessous.

Pentecôte : la puissance de l’Esprit Saint

J’ai repoussé le moment de coucher sur le papier le récit de cette messe, parce que je dois avouer que je n’ai aucune idée de la façon dont je vais pouvoir retranscrire, avec des mots humains, tout ce que j’ai reçu aujourd’hui. Je ne suis même pas certaine que la langue française comporte des mots aptes à décrire vraiment ce que j’ai vécu.

Je suis allée ce matin à la messe, comme d’habitude, mais j’étais un peu en attente de quelque chose de… « spécial ». C’est Pentecôte, et, en pleine année de découverte, j’attendais quelque chose de spécial de la messe de ce matin. Je ne sais pas exactement quoi, un déroulement un peu différent, un rituel spécifique, enfin, quelque chose qui démarque cette messe des autres. Mais je ne savais pas que, parce que j’étais en attente d’un rite, j’allais passer, ce matin, à côté de l’essentiel.

Esprit Saint

Messe de première communion

Ainsi, la messe, si elle a été belle et m’a touchée comme toutes les autres messes, ne m’a pas paru « particulière », « spéciale ». Des amies, qui avaient lu un texte que j’avais écrit sur Pâques, m’avaient dit « si tu as vécu Pâques aussi intensément, tu vas voir, à la Pentecôte, ça va être encore plus fort ! », alors, naïvement, j’attendais une célébration spécifique.

Célébration

Treize premières communions ce matin, une fête des baptisés, et autant d’invités pour chacun des enfants. Des dizaines de personnes non croyantes, qui discutent fort et s’interpellent d’un bout à l’autre de l’église. Un brouhaha bourdonnant dans toute l’église jusqu’au début de la célébration, et même encore un peu pendant. Je suis placée sur un côté de l’église, coincée contre le mur, qui me soutient quand je manque défaillir tant l’air chaud est étouffant. Je me cramponne à ce mur, y appuie ma joue pour m’apporter un peu de fraîcheur, et j’aime ce contact étonnant avec les pierres de la maison de Dieu. La célébration se déroule sous une chaleur de plomb, mais avance, coûte que coûte.

Tout s’est très bien passé, la messe était belle, et je suis toujours aussi touchée de voir des jeunes recevoir pour la première fois le Corps du Christ. Moi qui ne le reçois pas encore, cela me remue tout particulièrement à l’intérieur.  La faim de le recevoir, moi aussi, se manifeste d’autant plus intensément, et je rêve avec béatitude du jour où je pourrai, moi aussi, me présenter pour recevoir mon Seigneur. C’est dans cette douce quiétude que je vis cette célébration. Pour autant, je dois avouer que j’en ressors interloquée, en me demandant bien ce que mes amies ont pu vivre de particulier à la Pentecôte pour m’en parler de cette manière !

 Annonces

Toutefois, lors des annonces en fin de messe, une information s’est ancrée dans mon cerveau… Messe de la Pentecôte à la cathédrale… Cela m’a trotté en tête pendant le chemin du retour, puis encore un moment après. Cela me restait tellement en tête que j’ai fini par aller chercher sur Internet l’horaire de cette messe. 15h30. Avec comme descriptif « Effusion de l’Esprit Saint ».

Je regarde l’heure : 14h15. Et mon mari emmène mon fils faire un tour cet après-midi, je suis censée rester à la maison avec les filles. Tant pis, c’est dommage, mais je ne peux pas aller à la messe. Je me console en me disant que, quand même, j’ai eu droit à une belle messe ce matin.

Je ne vais tout de même pas aller à deux messes dans la même journée, non ? Non.

Mais quand même. Quand même.

Cette idée qui m’a trotté dans l’esprit depuis tout à l’heure. Ces paroles de mes amies sur la Pentecôte. Et puis cette  description qui reste très mystérieuse pour moi : « effusion de l’Esprit Saint ».

Mince. Sans savoir exactement de quoi il retourne, je sais que je ne peux pas louper ça ; pour une raison inconnue, j’en suis intimement convaincue. Il faut que j’y aille. Cette célébration m’appelle littéralement ! Alors, je téléphone à mes parents. J’ai juste le temps de leur amener les filles, et je file à la cathédrale.

 

 Messe de la Pentecôte à la cathédrale

Renouvelée ?

CathédraleQuand j’entre dans la cathédrale, plusieurs personnes sont déjà là, et chantent. Je m’installe et écoute ce qui se chante, les airs sont entraînants et je constate, ravie, que les chants sont accompagnés d’instruments, une guitare notamment, et des percussions. Une personne parmi les animateurs de la messe nous dit que l’on va avoir ¼ d’heure de louange, puis que, comme on a « tous » été renouvelés, on se formera en procession, que l’on fera le tour de la cathédrale par les allées, pour revenir s’asseoir.

Un homme distribue des documents sur ce qu’est Pentecôte, j’en profite pour lui demander si moi, en chemin vers ma confirmation, j’ai le droit de prendre part à cette procession, puisque je ne connais pas vraiment le vocabulaire utilisé… « renouvellement » ? Ai-je, moi, été « renouvelée » ? L’homme, bienveillant, me dit en un sourire que j’ai le droit de prendre part à la procession et que l’on reparlera du renouvellement après la célébration. Arrive ensuite une femme, que je vois à la messe en semaine, elle s’installe près de moi et sera « avec » moi tout au long de la célébration, m’expliquant notamment quelques symboles de cette messe.

 Chants de louange et procession

Les chants de louange se succèdent, tous plus joyeux les uns que les autres. Les gens se trémoussent, tapent dans leurs mains, sourient, manifestent leur joie d’être ici. Leur jubilation à partager ce moment est communicative, et je ressens moi-même beaucoup de joie à prendre part à ces chants. Puis, nous nous mettons en mouvement, sur le chant « comment ne pas te louer ? » , vif, entraînant, et me voilà prise dans le tourbillon d’une procession, la plus joyeuse à laquelle il m’ait été donné de prendre part.

Louange

Tout autour de moi est joie, enthousiasme, les gens dansent, tapent dans leurs mains, lèvent les mains vers le ciel, et, surtout, sourient, cette procession est un immense sourire à la Vie, un hymne d’amour à Jésus. Il y a des gens de tous les styles, de toutes les tailles, de toutes les couleurs, de tous les âges, un joyeux éclectisme qui rappelle à quel point Jésus aime tous les Hommes ! Une grande joie me traverse, et reste en moi tout le temps de cette procession, et tout mon être se pose la même question que tout le monde ici : comment ne pas louer Jésus ? Jésus qui nous offre tout ce partage de joie et de vie !

Célébration de Pentecôte

Nous revenons à notre place, et l’évêque fait son entrée, portant mitre et crosse, suivi de trois prêtres ; le moment est solennel, puis l’évêque nous accueille, avec la bonté naturelle qui émane de lui.

La célébration commence, selon les mêmes repères que toutes les autres messes. Les chansons continuent d’être entraînantes et les gens n’hésitent jamais à se dandiner ou à taper dans leurs mains en rythme, ils partagent avec bonheur leur foi en Jésus. Il semble que le mot d’ordre de cette célébration soit la joie partagée.

Les lectures sont belles, et j’apprécie tout particulièrement celle de cet homme que je ne connais pas, barbu, le crâne chauve, tout de noir vêtu, et portant une croix étrange autour du cou. Il lit avec sa magnifique voix grave, et sur un ton fédérateur, un sourire pétillant dans ses yeux sombres. On le sent profondément convaincu par ce qu’il lit, par sa foi en Jésus Christ. J’apprendrai plus tard qu’il s’agit d’Alain Noël, fondateur avec son épouse d’une fraternité à Étampes. Sa lecture grave et profonde m’a singulièrement impressionnée.

 Homélie

EvêqueVient le moment de l’homélie de l’évêque. Cet homme est un conteur-né, un enchanteur de foules. Il parle avec une telle douceur que l’on se sent enveloppé de bien-être ! Tout ce qu’il dit est teinté d’humour, et d’humilité. Ce n’est que la deuxième fois que je le vois officier, mais comme la première fois, je suis happée par les paroles apaisantes de cet homme incomparable, qui possède en lui un petit je-ne-sais-quoi qui fait que l’on a du mal à admettre qu’il puisse être seulement humain ; il me semble qu’il porte en lui un petit supplément d’âme qui le rend si magnétique. C’est simple : cet homme semble être la bonté incarnée, et il y a dans son discours des mots, autant que des attitudes, qui me touchent directement.

Son homélie nous parle de l’amour de Jésus et de ce qu’il nous enseigne, le pardon, la paix, l’unicité des hommes. Il parle des hommes qui sont touchés par l’Esprit Saint, mais chacun à sa façon. Il parle des différences entre les hommes et de l’acceptation que Dieu veut que nous ayons les uns pour les autres, de façon à ce qu’ensemble nous formions le Corps du Christ ; il observe beaucoup d’humilité et d’humanité dans ce qu’il dit.

Bénédiction

Le moment de la bénédiction des hosties vient, et la simplicité du calice et de la patène, en terre cuite, me touchent. Je ne peux pas dire pourquoi. Je trouve beaucoup d’humilité dans cette matière, et, à ce moment-là, je trouve cela d’autant plus beau. L’évêque, à ce moment-là, ôte sa calotte, geste qui me touche profondément, car il fait apparaître en cet homme son humaine fragilité ; cela me rappelle le moment où le prêtre avait ôté sa chasuble lors de la messe du Jeudi Saint, c’est la même simplicité fragile et émouvante, la même humilité devant Dieu que je retrouve et qui secoue tout mon être.

L’oraison sur les offrandes, faite par l’évêque et les trois prêtres en même temps, toutes ces mains consacrées tournées ensemble vers les offrandes, et la prière dite à quatre voix est un moment poignant, la puissance et l’amour de Jésus sont là, avec nous, sur cet autel, et passent par ces 8 mains tournées dans la même direction, autour desquelles on peut presque distinguer une douce clarté, c’est très fort. Lors de la consécration et de la doxologie finale, l’évêque ouvre ses bras ; de part et d’autre de lui, deux prêtres présentent, l’un le calice, l’autre la patène, et le dernier enfin est en attitude de prière. Ce moment est très prenant, et très beau.

 Pentecôte : l’Esprit Saint souffle !

Arrive le moment de la communion. Jusque là, je me demande encore s’il va y avoir quelque chose de « spécifique » pour la Pentecôte ; je pense notamment aux aspersions qui ont eu lieu autour du temps de Pâques et je me demande encore si quelque chose dans ce goût va arriver. Je n’imagine pas encore ce qui va me tomber dessus dans quelques minutes. On ne peut pas l’imaginer. Pourtant, dans quelques instants, je vais être submergée d’une émotion intense que je n’ai pas vue venir. Comme ça, soudainement. Sans le savoir, je m’apprête à vivre l’un des moments les plus poignants de ma vie, dont je me souviendrai longtemps !

 Déferlante de l’Esprit Saint

Tout en chantant, je me mets dans la file pour aller recevoir, non l’hostie puisque ma confirmation et ma première communion n’ont pas encore eu lieu, mais la bénédiction. Cet homme de bonté, l’évêque, trace un signe de croix sur mon front, accompagne son geste de ces paroles « Dieu vous bénisse et vous garde », comme tous les autres prêtres le font chaque dimanche ou chaque mercredi.

Vitrail Esprit SaintCe geste me touche toujours, mais là, je ne sais pas ce qu’il se passe en moi. Est-ce la bonté touchante de cet homme pas tout à fait ordinaire  ? Est-ce la joie qui émane de cette communauté ? Peut-être est-ce la présence prégnante de Jésus parmi nous ? Ou bien, plus probablement, l’Esprit Saint qui vient d’entrer en moi et qui me remplit d’amour ?

Toujours est-il que, lorsqu’il trace ce signe sur mon front, je me sens défaillir. Je ferme les yeux un instant, comme je le fais à chaque fois spontanément, comme pour ancrer le moment, mais cette fois-ci, en les rouvrant, je suffoque. Je sens mon cœur se gonfler de façon inexplicable, et je me rends compte que les larmes ne sont pas bien loin.

Je respire profondément, je souffle, et je regagne ma place, déroutée. D’habitude, tout en gardant les yeux fermés une fois revenue à ma place, je continue de chanter avec la communauté. Cette fois, j’en suis incapable, ma voix déraille et je préfère me recentrer sur moi-même et rendre grâce intérieurement pour ce que je viens de recevoir.

 Bouleversée

Mais c’est à l’instant où je crois avoir repris pied qu’arrive pour moi le moment le plus bouleversant de cette célébration. Alors que l’évêque s’apprête à conclure la messe, une des animatrices lui demande de lui accorder quelques minutes encore, et nous demande de prier pour cet homme si bon et qui fait tant de bien autour de lui.

Le chant de prière commence. Les gens chantent joyeusement pour cet homme qui le mérite tant, je le vois touché et cela m’émeut. Les mains des personnes autour de moi sont toutes tournées vers lui, et tout le monde est heureux de participer à cette prière commune.

Pour ma part, ma voix ne peut plus sortir. Les larmes commencent à rouler sur mes joues. Je ressens une énergie de joie, de paix, de bonheur, de sérénité, en moi et tout autour de moi. Le geste de cette communauté pour son évêque me touche profondément, mais je crois qu’il se passe autre chose en moi. Les petites larmes se transforment bientôt en torrents, je ne contrôle plus rien. Je suis debout, j’ai les mains tournées vers l’évêque, comme tous les autres, mais je suis incapable de chanter.

Jésus me sourit

Le torrent de l'Esprit SaintJe souris à travers mes larmes, mon regard est complètement brouillé, je ne comprends pas ce qui m’arrive, je suis bouleversée, retournée, complètement déboussolée, et je pleure sans pouvoir m’arrêter. Je crois que cela va cesser, mais quand je m’assois à nouveau, mon regard se tourne vers Jésus en croix qui veille sur nous, là-haut, au-dessus de l’autel, et d’un seul coup, il me semble qu’il ouvre ses bras pour moi, pour me dire « ne t’inquiète pas, tout va bien ». Il me semble voir quelque chose dans son regard, comme un sourire, que je n’avais pas perçu tout à l’heure… Oui, j’en suis sûre : à cet instant précis, Jésus me sourit. Et voilà mes larmes qui repartent de plus belle. Je pleure en silence, je suis retournée.

La puissance de l’Esprit Saint

Arrive enfin le chant d’envoi, et là, de la même façon, je suis incapable d’y prendre part. J’essaie, pourtant. Mais je ne peux pas. Les torrents se sont mués en un véritable fleuve, et celui-ci est en crue. Il déborde, se déverse, jaillit, je suis baignée de larmes, et je ressens une joie et une force incroyables !

Je ne trouve pas les mots pour décrire cette force qui m’envahit et me retourne ! Mes yeux se lèvent à nouveau vers Jésus en croix, et son regard m’ébranle. Je n’ai plus qu’un mot en tête : merci. Merci. Merci. Je comprends enfin ce que la Pentecôte a de si particulier, de si spécifique. L’Esprit Saint est bien là, parmi nous, dans cette joyeuse communauté.

L’Esprit Saint reste présent après la célébration de Pentecôte

La célébration est terminée, les gens se lèvent. Certains partent, d’autres s’attardent. Les musiciens continuent de jouer, et de nombreuses personnes chantent et dansent au rythme de la gloire de Dieu, de la joie de l’Esprit Saint. Et moi je suis assise, et je pleure en souriant. Ma voisine me regarde, attendrie, me serre dans ses bras tout en m’appelant « Petite Sœur », encore une manifestation de la bonté généreuse des Chrétiens, qui me touche profondément.

Larmes de joie

TorrentJe ressens le besoin de rester là, encore, car je sens que je n’ai pas encore fini de pleurer. Je la laisse partir et je m’assois à nouveau, les larmes se déversant toujours avec autant d’abondance. Tout mon être est secoué d’incroyables sanglots de joie.

 Les Chrétiens autour de moi sont pleins de gentillesse et d’amour, personne ne me laisse seule, je croise de nombreux regards à travers mon rideau de larmes, les gens me regardent et s’assurent que tout va bien. Une femme me demande comment je me sens, et, entre deux salves de sanglots, je lui réponds en un sourire trempé que je vais merveilleusement bien. Elle fait un large sourire et s’exclame, enthousiaste : « mais vous êtes dans la joie ! Amen !! », puis s’en va, ravie.

 Renouvelée !

L’homme des prospectus du début, fidèle à ce qu’il m’a dit, revient me voir, m’explique ce que signifie ce fameux « renouveau » de l’Esprit Saint, mais avant de me l’expliquer, s’assure d’abord que mes larmes sont bien celles de la joie, et je le rassure sur ce point. Je crois que l’Esprit Saint m’a atteinte de plein fouet, au moment-même où je n’attendais rien. Oui, clairement, en cette célébration, j’ai été renouvelée !

 Prière

Jésus en croix lumineuseEnsuite, je reste un moment seule, puis d’un seul coup, deux femmes m’entourent, qui viennent, avec beaucoup de simplicité, me demander si je souhaite qu’elles prient pour moi. L’homme des prospectus est là aussi, tout sourire. Je leur explique, à elles aussi, que mes larmes sont des larmes de joie. Cela paraît être une évidence pour elles, et elles veulent quand même prier pour moi, geste qui me touche profondément.

Elles se mettent de part et d’autre de moi, et une troisième femme que je n’avais pas vue arriver chante dans mon dos, pour moi aussi ; les deux femmes à mes côtés remercient le Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné aujourd’hui, pour cette émotion qu’il a fait passer en moi, pour la façon dont il a ouvert mon cœur. Je suis émue et ô combien sensible à cette attention. Elles se lèvent, me souhaitent bonne continuation et s’en vont aussi simplement qu’elles sont arrivées. Ce don, cette prière, cette gentillesse entièrement gratuite, qui n’attend rien en retour, me va droit au cœur.

Je reste là un moment encore, sans bouger, à fixer, en un sourire candide, Jésus en croix qui, avec bienveillance, continue de m’observer en silence. 

Désorientée

Mon âme est apaisée. Les flots de larmes se sont taris. Je respire un grand coup, puis je me lève. Ça y est ; lançant un dernier regard reconnaissant à Jésus en croix, je quitte la cathédrale. Je marche lentement. Mes jambes ont du mal à retrouver leurs repères, j’ai l’impression d’évoluer sur un coussin d’air, et je ne sais plus où je suis, je suis comme sonnée. Alors que je connais le quartier, j’erre, non comme une âme en peine, mais au contraire, comme une âme touchée par la joie de la foi, et je tourne plusieurs fois avant de reprendre mes esprits et de retrouver mon chemin.

Ce que j’en retiens

Je sens qu’il s’est passé quelque chose d’extrêmement fort pour moi aujourd’hui. Je n’ai pas tout compris, je ne suis pas sûre qu’il faille essayer de comprendre de façon logique ce qu’il s’est passé. Mais je sais, tout au fond de moi, que l’Esprit Saint y est pour quelque chose. Et je sais pourquoi j’avais ce sentiment d’urgence, d’impossibilité de faire autrement que de venir à cette messe. Je sais pourquoi je sentais que cette célébration m’appelait. C’est parce que j’avais quelque chose de merveilleux à y vivre, à y recevoir !  Ce n’était pas la célébration qui m’appelait. C’était l’Esprit Saint ! Ce que je n’ai pas réussi à percevoir ce matin, je l’ai reçu cet après-midi, ô combien merveilleusement !

 Ce soir, mon cœur chante. Je garde en moi et pour longtemps toute cette lumière, toute cette joie, toute cette paix reçues aujourd’hui. Merci Seigneur !

Merci Jésus !

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