Comment Marie mène vers Jésus
MA VIE DE CHRÉTIENNE AU QUOTIDIEN

Comment la Vierge Marie m’a menée vers Jésus

« Nul ne vient au Père que par moi », Jn 14, 6. Oui, pour aller vers le Père, il nous faut rencontrer Jésus. Mais comment connaître Jésus ? Comment le découvrir ? Comment le rencontrer ? Ayant grandi dans un foyer agnostique et n’ayant reçu aucune éducation religieuse, je ne m’étais jamais posé la question. J’avais développé mes propres croyances, bien éloignées de la foi catholique. Et pourtant, un jour, j’ai rencontré Marie. Et c’est par la Vierge Marie que j’en suis venue à découvrir Jésus. En ce jour où l’on fête les apparitions de Notre Dame de Fatima, voici mon témoignage de la façon dont Marie m’a menée vers Jésus.

La Vierge Marie m’entoure de sa tendresse

Développement personnel

MarieJuillet 2013. Je ne suis pas croyante. Pas vraiment. Disons que j’ai des croyances qu’on ne peut pas vraiment rapprocher de la foi chrétienne. Ou, peut-être un tout petit peu, de loin. J’ai beaucoup travaillé sur moi ces dernières années, et j’ai lu un nombre incalculable de livres de développement personnel. Ces lectures m’ont amenée à croire en « l’Univers ». Pour faire court, dans ma compréhension des choses, l’Univers peut être défini comme un concentré d’énergie auquel nous sommes tous reliés, qui reçoit nos désirs profonds comme des vibrations et qui nous renvoie ce que l’on souhaite le plus, consciemment ou pas. Dans ce monde, la loi de l’attraction règne en maître, et l’Univers n’est rien de plus qu’une boule d’énergie que l’on peut apprendre à manipuler en se concentrant profondément sur nos intentions.

Au début du mois de juillet 2013, donc, dans le cadre de mon introspection, me voilà partie pour une semaine de retraite de « danse / relaxation méditative ». Un concept qui allie le corps et l’esprit dans la recherche d’une meilleure connaissance de soi-même. À la fin d’une journée, nous faisons une séance de méditation / relaxation. Nous sommes au sol, allongés, les yeux fermés, et nous respirons simplement, en accueillant l’instant présent. 

Marie se manifeste

Et c’est là que, soudain, je me sens… entourée. Entourée de douceur. Entourée de clarté. Entourée de tendresse. Et immédiatement, je « sais ». Je sais sans aucun doute possible que c’est Marie. Comment je le sais ? Aucune idée. D’ailleurs, en cet instant, je m’en étonne moi-même. Marie ? Mais qui est-elle ? Je veux dire, je sais que les Catholiques disent qu’elle est la mère de Jésus, et que Jésus est Dieu. Mais c’est à peu près tout ce que je sais. Je ne la « connais » pas. Et pourtant, mon corps tout entier le sait, mon cœur le sent : c’est Marie. 

Mais moi, je résiste. Comment je peux croire un instant que Marie vient me voir ? Comment je peux croire un instant que Marie m’entoure de tendresse ? Les Catholiques croient en la Vierge Marie, mais moi ? Moi, je n’y crois pas. Je prends tout cela un peu comme de jolies histoires. Alors pourquoi mon cœur me dit avec tant d’insistance « c’est Marie » ? Non, il n’y a pas à se poser de questions : tout ça, ce sont des bêtises. Je ferme mon cœur, je chasse cette idée saugrenue de Marie et, un peu renfrognée, je me concentre à nouveau sur ma respiration. 

Mais, discrètement, tout en douceur, Marie reste là. Sa tendresse m’enveloppe, et moi je la chasse à nouveau. Mais il n’y a rien à faire. Malgré mes mouvements d’humeur, la Sainte Vierge est là. Et elle continue de me prodiguer toute sa tendresse, malgré mon combat intérieur pour y résister.

Je m’abandonne

Voyant que Marie est décidée à rester là, je m’abandonne. Je me laisse porter par cette douceur. Je me sens comme un enfant dans les bras de sa maman. Comme un enfant bercé dans la douceur des bras maternels. Et je profite. Je ressens cette douceur. Je me sens tellement bien, tellement aimée. Comblée. C’est immense. Beaucoup plus grand que moi. Beaucoup plus fort que tout ce que l’on peut imaginer. Je reste là, à ne plus rien chercher d’autre que cette douceur, jusqu’à la fin de ce temps de méditation. Je ne le sais pas encore, mais ma vie vient de basculer.

J’ai soif de Marie

J’accepte la Vierge Marie

Quand je rouvre les yeux, je me sens transformée. Profondément touchée par ce qui vient de se passer, je ne sais pas mettre de mots dessus. Alors je me tais, perdue dans mes pensées et dans mes sensations. Même mon cerveau, rationnel et pragmatique, ne cherche plus à s’opposer à l’idée que, ce qui m’est arrivé, c’est la Vierge Marie. Je n’ai absolument aucun lien avec la foi catholique, et pourtant, mon esprit conscient accepte le fait que je viens de vivre un moment de douceur absolue dans les bras de Marie. 

Je me sens comme sur un nuage. Je ne peux pas partager, je ne peux pas parler de mon expérience. Elle me semble tellement différente de tout ce que je connais, que je ne peux décemment pas la mettre en mots, la formuler clairement pour quelqu’un qui y serait complètement étranger. Alors, pour l’heure, je l’intériorise. J’essaie de retrouver ces sensations qui se sont emparées de moi pendant la méditation, et je sors de la salle, comme ça, chamboulée, vacillante et ne sachant pas trop où je vais, mais en cet instant, ça n’a aucune importance.

Tellement soif

À partir de là, j’ai soif. Soif d’en savoir plus. Soif de comprendre. Soif de connaître. Comment Marie a-t-elle pu se manifester comme cela, à moi qui suis si éloignée de la foi catholique – voire même, de la foi, tout court ? Et comment ai-je pu savoir, sans aucun doute possible, qu’il s’agissait de Marie alors même que je ne la connaissais pas ? Ce qui m’est apparu comme une évidence indiscutable pendant la méditation, soudain, revêt la forme d’une énigme. Comment puis-je dire « c’était Marie » ? Je ne sais pas le dire… Il n’y a absolument aucune explication rationnelle. C’est juste comme ça : je le sais. Tout mon être le sait, et il n’y a pas à réfléchir davantage. Loved

Cette rencontre avec la sainte Vierge a attisé ma soif. Sur le chemin du retour vers mon hôtel, mon cerveau ne fonctionne pas : seul mon cœur est aux commandes. Et mon cœur est alors dans un état très étrange : je me sens à la fois comblée et insatiable. Ma retraite se déroule en Normandie, et sur la route, mon attention est attirée par de multiples statues de la Vierge Marie, que je n’avais absolument pas vues avant. Bien sûr, elles existaient, mais je me rends compte à ce moment-là à quel point tout mon être est tendu vers Marie. À quel point, soudain, je me retrouve attentive à tout ce qui me ramène à elle.

Ma quête de Marie

Alors je cherche. Je regarde tout ce que je peux trouver, sur la Vierge, et sur la foi catholique. Une fois revenue à la maison après ma semaine de retraite, je “googelise” Marie. Je veux en savoir plus, je veux savoir ce qui m’est arrivé… Ou peut-être pas. Peut-être que je n’ai absolument aucune envie de comprendre, scientifiquement et rationnellement, ce qui s’est passé. Je sais que je ne trouverai pas d’explication convaincante. Non : tout ce que je veux, c’est connaître Marie. Je l’ai rencontrée dans une symbiose de douceur, et je veux savoir qui est cette Vierge Marie qui dispense tant de tendresse à des cœurs qui ne s’intéressent même pas à elle.

Catéchuménat : le début du chemin

Je veux m’inscrire au catéchisme 

Je veux en savoir plus, approfondir cette fissure lumineuse que cette rencontre a ouverte en moi. Je n’ai jamais eu aucune éducation religieuse, mais il n’est jamais trop tard. Alors, à peine rentrée à la maison, je décide de m’inscrire au catéchisme. C’est pour les enfants, je le sais. Mais qu’à cela ne tienne. Je repense à mes cours de solfège, étant enfant, et je me souviens que deux femmes, adultes, venaient prendre des cours de solfège avec nous. Alors pourquoi, moi, je ne pourrais pas intégrer un groupe d’enfants au catéchisme ?

En affinant mes recherches, je m’aperçois que je suis loin d’être la seule adulte dans cette quête. C’est une surprise pour moi, qui en dit long sur ce que je présupposais de la religion catholique ! Je n’imaginais même pas que d’autres puissent s’y intéresser ! Je découvre, donc, qu’il existe des séances de caté pour les adultes, on appelle cela le catéchuménat. Ni une, ni deux, je prends mon téléphone et j’appelle. Un coup de fil et une rencontre plus tard, me voilà inscrite. Ma première séance aura lieu en septembre.

La Vierge Marie me mène vers Jésus

Vierge MarieMa découverte de la foi, mes séances de catéchuménat, feront l’objet d’autres articles. Ce sur quoi je veux porter l’attention ici, c’est la façon dont Marie m’a prise par la main pour m’amener vers Jésus. La Sainte Vierge, tout en douceur, m’a apprivoisée. Moi, l’enfant sauvage qui ai commencé à la rejeter lorsqu’elle s’est manifestée à moi, je m’adoucis et je me laisse guider. En ces mois d’août, de septembre et début octobre 2013, je balbutie mes premières prières. Je m’intéresse à la foi. Mais tout ce qui retient mon attention à ce moment-là, c’est Marie. C’est elle que j’ai rencontrée. Jésus, Dieu, ce sont des noms abstraits pour moi à ce moment-là. Alors mes prières sont tournées vers Marie, et tout ce que je recherche concerne Marie.

Et puis arrive le 13 octobre 2013. Ce jour que je n’oublierai jamais. Ce jour où ma vie a changé. Ce jour, je l’apprendrai plus tard, où le Pape François a consacré le monde à la Vierge Marie. Ce jour où nous avions une réunion de catéchuménat un dimanche matin, et où nous allions ensuite, tous ensemble, à la messe. 

Ce jour où j’ai rencontré Jésus

J’entre dans l’église baignée de soleil. Je suis un peu impressionnée. À cette époque, je ne me sens pas légitime quand j’entre dans une église. J’ai le sentiment de ne pas y avoir ma place. J’avance dans l’allée principale en ouvrant de grands yeux curieux, mais surtout en me sentant minuscule. Et pourtant, tout au fond de mon cœur, je sens que Marie est là, avec moi. Il y a deux statues de Marie, dans cette église : une Vierge à l’Enfant et une statue de Notre Dame de Fatima. Je m’assois à peu près à mi-chemin entre les deux statues, je me sens un peu inquiète, le cœur battant. Mais à l’intérieur de moi, c’est comme si Marie murmurait à l’oreille de mon cœur : “ne t’inquiète pas. Tout va bien se passer”. 

Et le fait est que tout se passe bien. Car ce jour-là, je reçois une pluie de grâces. L’amour me recouvre complètement et j’ai envie de pleurer d’émotion d’un bout à l’autre de la messe. Je ne sais pas encore, à ce moment-là, que Marie, après avoir préparé mon cœur pendant des semaines, vient de me présenter Jésus. Elle m’a tenue par la main avec douceur jusque là. Et ce jour-là, mon cœur est prêt. Alors, elle met ma main dans celle de Jésus. Pendant quelque temps, j’aurai l’impression que Jésus est entré dans ma vie ce jour-là. Aujourd’hui, je sais que j’ai juste pris conscience, grâce à Marie, de sa présence à mes côtés.

Ce que je retiens

Nul ne vient au Père que par moi”, Jn 14, 6. Mais comment venir à Jésus ? Je crois que Jésus se présente à nous de différentes façons, selon ce que l’on est. Pour ma part, Jésus m’a envoyé sa mère, pour qu’elle me guide vers lui. Marie s’est manifestée à moi, avec toute sa douceur et toute sa tendresse, puis, petit à petit, tout en subtilité, elle m’a guidée. C’est elle qui m’a menée vers son Fils. J’ai été accompagnée par la Mère de Dieu. Quand j’ai été prête, elle a glissé ma main dans celle de Jésus. Depuis, je chemine avec Jésus. Mais elle ne m’a pas laissée là : depuis, elle continue de me regarder avec tendresse, et elle continue de veiller sur moi. Il lui arrive même de s’adresser à moi. Mais ça, c’est une autre histoire.

 

Mère - enfant
Marie entoure de son amour les enfants de Dieu.

2 commentaires

  • Anne Marie b..

    Merci infiniment pour ce magnifique témoignage. Je ressens un appel de notre Vierge Marie, comme vous, j’ai ressenti une cape d’amour et de chaleur un jour de 2021, cette sensation m’a mise à genoux, je pleurais de bonheur. Cela m’est arrivée lorsque en plein questionnement sur le but de ma vie, l’amour car j’en manquait. Mes prières ont été entendues et depuis son Amour me guide. Je rentre d’une mini retraite à Lourdes, j’en suis revenue encore plus convaincu de l’amour de Jésus, de Marie et du Père et largement apaisée. Je ressens à nouveau une irrésistible envie d’y retourner. Mon Cœur est empli de l’amour du Christ, c’est merveilleux à vivre. J’ai 54ans et ma vie professionnelle est en stand bye car ne résonne plus dans cette nouvelle vie. Je confie ma vie entre Leurs Mains. 🙏🙏🙏

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